4 notes &
Be curious. Read widely. Try new things.
I think a lot of what people call intelligence just boils down to curiosity.
(Source : Wikipedia)
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Be curious. Read widely. Try new things.
I think a lot of what people call intelligence just boils down to curiosity.
(Source : Wikipedia)
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J’ai laissé ce blog en jachère depuis plusieurs mois, plus exactement depuis le deuxième tour de l’élection présidentielle, qui a enfin mis un terme à cette campagne électorale… Je reviendrai dans un futur billet sur ce qui a changé depuis cette élection et aussi ce qui n’a pas vraiment changé…
Après cette campagne épuisante, qui a surtout eu le mérite de m’ouvrir les yeux sur un certain nombre de sujet, je vais donner à ce blog une tonalité un peu plus concrète, en essayant de décrire les initiatives qui vont dans le bon sens et en diffusant des informations que je connais depuis quelques années déjà, mais qui méritent amplement d’être largement relayées.
Alors, pour commencer, ce 24 septembre est avant tout l’anniversaire de la journée “Moving Planet”, organisée il y’a tout juste un an pour essayer de sensibiliser le grand public au changement climatique. Elle a eu un succès tout relatif, nous étions à peine 300 personnes à Bordeaux à vélorutionner pacifiquement dans les rues (on peut dire que c’est déjà pas mal, mais j’ai tendance à considérer que ça n’a pas eu beaucoup d’impact…).
A cette occasion, l’association taca a édité un pastiche du quotidien local “Sud Ouest”, daté du 24 septembre 2016. L’idée était d’avoir une pensée un peu plus positive que ce qu’on lit d’habitude sur le changement climatique, à savoir “Il va faire trop chaud”, “On va tous mourir”, “Nos dirigeants sont incapables de nous en sortir (ou surtout ils ne veulent pas…)”, “On est foutus, y’a plus rien à faire”, “Les 2° C vont être allègrement emplafonnés” toutes choses qui sont loin d’être fausses, mais qui n’aident pas franchement à garder le moral…
Donc, puisque comme disait Théodore Monod,
L’utopie ne signifie pas l’irréalisable, comme on le croit généralement, mais l’irréalisé.
nous avions décidé d’avoir une pensée positive, et de nous projeter dans un futur proche (5 ans), mais suffisamment lointain quand même pour qu’on puisse imaginer un monde où nous aurions réussi à mobiliser la grande masse des citoyens autour de la transition énergétique et de la lutte contre le changement climatique.
Evidemment, un an plus tard, j’ai le sentiment qu’on a encore perdu une année, puisque cette prise de conscience généralisée n’a pas (encore) eu lieu.
Mais je garde espoir, c’est mon côté optimiste…
En attendant, vous pouvez comme nous vous mettre à rêver, et voir à quoi ressemblerait un monde où on aurait enfin réagi contre la plus grande menace à laquelle l’humanité ait jamais eu à faire face…
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Tout homme tend à aller jusqu’au bout de son pouvoir.
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…. et dire que c’était le titre dont je rêvais depuis le premier jour ;-)
Depuis ce 6 mai 2007 de sinistre mémoire, où il a été élu par une “majorité des suffrages exprimés”, comme on dit pudiquement, pour évacuer très rapidement les personnes qui se sont déplacées et ont mis un bulletin blanc dans l’urne (sans même parler des bulletins nuls et des abstentions qui signifient aussi un rejet de notre système “démocratique”).
C’est évidemment le soulagement qui domine depuis hier après-midi (comme pas mal d’autres personnes un peu curieuses, je connaissais sa défaite bien avant l’annonce officielle). J’ai eu beau déboucher une bouteille de champagne, j’ai quand même du mal à me réjouir de l’élection de François Hollande, qui met toujours la croissance au coeur de son programme… Et puis cette campagne m’a définitivement fait perdre toute innocence, voire inconscience, sur l’état réel de notre “démocratie” et sur la possibilité de se sortir de la crise en passant par les élections.
Mais je respire enfin. C’est la fin de 5 ans d’un tunnel interminable, où les prédictions les plus sombres concernant le quinquennat Sarkozy se sont malheureusement réalisées, au delà de toutes nos craintes.
Je ne vais pas vous infliger la liste de tout ce qui m’a choqué dans ce quinquennat qui devait consacrer la “République Irréprochable” et dont on sait bien qu’il n’en fut absolument rien, ne serait-ce que par le nombre record de Ministres ayant dû démissionner à cause de scandales, conflits d’intérêt, mises en examen et j’en passe. Pour se rafraichir, la mémoire, le générique de fin de ce très très long et mauvais film est situé en bas de ce billet… Pour ma part, je préfère tourner la page, et laisser la Justice faire son travail, dès l’immunité de notre ex-roitelet levée.
Au delà de ces ennuis judiciaires probables, la gestion du pays a été calamiteuse. Cet homme est personnellement responsable (en charge du Budget, puis des Finances, puis de la Présidence) de plus de 500 000 000 000 € de dette, soit au moins un tiers de notre endettement national. Il est quand même très fort de café qu’il ait insisté autant sur ses talents de gestionnaire… Ses nombreuses volte-faces, en particulier sur le Grenelle de l’Environnement (magnifique occasion ratée), n’ont pas contribué à lui forger une image de visionnaire, car “gouverner c’est prévoir” et non passer son temps à sur-réagir à des épiphénomènes.
Il a par ailleurs complètement fait tomber de son piédestal le statut de Président de la République, en personnalisant à l’extrême cette fonction alors qu’il aurait dû agir en gardien des institutions et en garant de l’unité nationale. Sa célèbre tirade “Casse-toi pov’ con” est vraiment symptomatique du peu d’estime en lequel il tenait sa fonction, il en paye légitimement aujourd’hui les conséquences… Dans un pays structurellement tourné à droite, avoir réussi à échouer de la sorte (à toutes les élections depuis 2007) est quand même la preuve qu’il a braqué une large partie de la population contre sa personne.
Mais surtout, l’impardonnable à mes yeux est d’avoir légitimé le discours haineux, raciste et xénophobe, ouvrant une large porte au Front National pour s’ancrer durablement et profondément dans le paysage politique du pays. Finalement, j’en suis au point où je me dis que le pays a été “géré” depuis 5 ans quasiment comme l’aurait fait le FN. Je cherche vraiment la différence dans les discours et les actes, mais j’ai peine à la trouver.
J’ose espérer que beaucoup d’électeurs de Sarkozy en 2007 ont souffert de cela et ont voté à reculons pour lui cette année, voire se sont abstenus, ont voté blanc ou même Hollande… On a très peu entendu la droite humaniste, comme volatilisée dans cette fuite en avant extrémiste, poussée à son paroxysme lors de cet entre-deux-tours très nauséabond. Chantal Jouanno, bien trop seule, a courageusement surnagé au dessus de cette fange immonde.
Gageons que désormais, la défaite consommée, la parole va se libérer et que tous ceux qui hier encensaient Nicolas Sarkozy vont se déchaîner contre lui avec d’autant de violence que leur réélection ou leur poste sont désormais fort compromis “par sa faute”… Laissons, cela ne fera que me conforter dans mon opinion que les deux mots “carrière” et “politique” sont décidément incompatibles.
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Nous avons dû lutter contre les vieux ennemis de la paix – le monopole industriel et financier, la spéculation, la banque véreuse, l’antagonisme de classe, l’esprit de clan, le profiteur de guerre.
Ils avaient commencé à considérer le gouvernement des États-Unis comme un simple appendice à leurs affaires privées. Nous savons maintenant qu’il est tout aussi dangereux d’être gouverné par l’argent organisé que par le crime organisé.
Jamais dans toute notre histoire ces forces n’ont été aussi unies contre un candidat qu’elles ne le sont aujourd’hui. Elles sont unanimes dans leur haine pour moi – et leur haine me fait plaisir.
(Source : les-crises.fr)
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Pourtant, à l’heure où j’écrit ce billet les bureaux de vote ne sont pas encore ouverts. Mais j’ai voté et mieux, j’ai donné mon avis sur l’ensemble des candidats en présence.
Il s’agit bien sur de l’expérience du Vote de Valeur dont j’ai parlé dans mon billet intitulé “Sommes-nous en démocratie ?”. Et bien, cette expérience est vraiment intéressante à faire, car elle m’a permis de m’interroger vraiment sur les raisons de mes choix et de m’exprimer avec beaucoup plus de nuances que le classique scrutin uninominal.
Avec le Vote de Valeur, la question posée à l’électeur n’est plus “quel est votre candidat préféré ?”, mais “quelle est votre opinion sur chacun des candidats ?”.
Pour répondre, l’électeur donne une valeur à chaque candidat, de -2 (très hostile), à +2 (très favorable).
Au dépouillement, le candidat qui obtient le plus de points est élu en un seul tour.
Voilà à quoi pourrait ressembler un bulletin de vote :
Donc, alors que le scrutin habituel nous force à la caricature, en ne choisissant qu’une personne parmi un large éventail, avec le Vote de Valeur on peut noter les candidats comme on le veut. Et sortira du chapeau le/la candidat(e) qui aura su obtenir la plus grande cohésion de la société, en particulier autour de son projet et de ses idées.
Un effet secondaire de ce style de vote, c’est que comme on peut noter tous les candidats (même si on peut voter blanc pour l’un, plusieurs ou tous) je me suis mis à me renseigner sur les programmes de candidats pour lesquels je n’avais jamais envisagé de voter ne serait-ce qu’une seule seconde, comme Jacques Cheminade, histoire d’avoir un avis sur la question qui m’était posée. Ce système a donc l’intérêt supplémentaire de pousser à la curiosité et d’aller voir dans le détail les propositions des candidats peu médiatiques.
Voilà ci-dessous les avantages supposés du Vote de Valeur, que le site nous demande de noter une fois notre bulletin de vote rempli.

Je les trouve pour la plupart très pertinents et je ne peux que vous encourager à l’expérimenter par vous-même pour vous faire votre propre opinion.
J’attends avec impatience les résultats, d’autant qu’avec certainement plus de 10 000 inscrits d’ici dimanche, ils auront une bonne chance d’être significatifs. On pourra faire plein de comparaisons avec le vote réel de cet échantillon et voir ce que ça aurait donné avec le Vote de Valeur.
Et au cas où vous vous poseriez la question de mon vote réel dimanche, ce ne sera clairement pas une surprise pour les lecteurs habitués à ce blog de savoir que ma voix ira à Eva Joly. Bien évidemment, même si j’ai regretté qu’elle ait été préférée à Nicolas Hulot pour mener cette campagne, le constat que je faisais dans ma lettre ouverte de juillet dernier est toujours d’actualité… C’est de loin le meilleur choix qui nous est proposé pour cette présidentielle.
Je ne tiens bien évidemment absolument aucun compte des sondages dans mon choix, je reste fidèle à mes opinions (en particulier sur la véritable nature de la crise systémique) et je bannis tout “vote utile”.
Dans mon bulletin de Vote de Valeur, j’ai aussi mis “Très favorable” à Jean-Luc Mélenchon et j’avoue m’être posé la question ces dernières semaines de voter pour lui (en particulier proposition d’Assemblée Constituante pour créer la VIème République). Mais si je l’avais fait, c’aurait été uniquement à cause des sondages, or j’ai vraiment horreur de me faire manipuler… Je n’ai pas eu ce problème en remplissant mon bulletin de Vote de Valeur, puisque j’ai pu mettre “Très favorable” aux deux…
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En résumé, une société hiérarchisée n’était possible que sur la base de la pauvreté et de l’ignorance.
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En dépit des sondages qui nous disent pour qui voter ou ne pas voter, je m’obstine à vouloir exercer le peu d’illusion de pouvoir qui m’a été concédé, en choisissant de voter pour un programme plutôt que pour une personne.
Je sais, c’est ringard, on s’attache plutôt à l’apparence ou aux petites phrases, mais j’ai la faiblesse de penser que le seul intérêt de la politique, c’est la bataille d’idées et non de personnes.
Si j’avais soutenu si activement Nicolas Hulot lors de la Primaire de l’Ecologie, c’était pour ses qualités de pédagogue et sa capacité à faire passer les idées du programme d’Europe Ecologie - Les Verts auprès de “l’opinion publique”, à ancrer dans les têtes les nécessaires transformations de notre modèle de société, devenu obsolète sous les effets de la crise systémique qu’il a activement créée…
Or donc, si l’on considère comme angle d’attaque la problématique énergie-climat qui pour moi est LE déterminant majeur de l’avenir de nos modestes existences, il s’agit de comparer les différents programmes et les déclarations des candidat(e)s sur ce sujet majeur.
Ca tombe bien, Greenpeace a fait le boulot, en lisant les programmes et en demandant des explications ou clarifications complémentaires lorsque nécessaire.
C’est le résultat de ce “stress-test des candidats” qui est présenté sur le site greenpeace.fr/2012, et ne peut que contribuer à vous aider à vous forger une opinion éclairée sur les positions des un(e)s et des autres…
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Chacun de nous peut changer le monde. Même s’il n’a aucun pouvoir, même s’il n’a pas la moindre importance, chacun de nous peut changer le monde.
(Source : roosevelt2012.fr)
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J’avais à peine publié mon billet d’hier “Sommes-nous en démocratie ?…” que je tombe sur sur une photo qui m’interpelle. Il s’agit de toute une galerie de “portraits” qui montrent des anonymes nous tournant le dos, affichés sur les fameux panneaux électoraux…
Difficile de rester indifférent devant un symbole et une mise en scène pareille, j’en ai su rapidement plus, grâce au site internet référencé sur chacune des affiches.
Le procédé m’a d’ailleurs fait penser aux “TwIRLs”, les tweets “In Real Life”, petits bouts de papier permettant une passerelle entre les gens de la vie réelle (informés par le bon vieux JT de 20h) et le monde des hyper-connectés comme vous & moi (eh oui, si vous êtes tombés sur ce blog, c’est certainement pas en voyant une pub à la télé…).
Bref, l’initiative en question, diffusée sur le site www.22avril-2012.net m’a tout de suite plu et résonne de façon singulière avec mon état d’esprit du moment, tel qu’exposé dans mon billet d’hier.
L’explication apparaît dans le communiqué de presse de cette action à la fois artistique et politique :
www.22avril-2012.net est une action artistique et politique. Elle se présente sous la forme d’une exposition urbaine, publique, anonyme et gratuite. Elle est une forme d’art contextuel.
L’action ne représente pas un ou des intérêts particuliers. Elle se présente comme un rejet du fonctionnement de notre système politique actuel. Le citoyen en tournant le dos aux candidats indique que ces derniers ne le représentent pas. Par cette action, il signifie que le système politique dans lequel il vit est loin d’être réellement démocratique.
Le symbole choisi pour notre action est la Marianne de notre site internet : une Marianne fatiguée par la situation démocratique de son pays.
