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Tout homme tend à aller jusqu’au bout de son pouvoir.
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Tout homme tend à aller jusqu’au bout de son pouvoir.
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…. et dire que c’était le titre dont je rêvais depuis le premier jour ;-)
Depuis ce 6 mai 2007 de sinistre mémoire, où il a été élu par une “majorité des suffrages exprimés”, comme on dit pudiquement, pour évacuer très rapidement les personnes qui se sont déplacées et ont mis un bulletin blanc dans l’urne (sans même parler des bulletins nuls et des abstentions qui signifient aussi un rejet de notre système “démocratique”).
C’est évidemment le soulagement qui domine depuis hier après-midi (comme pas mal d’autres personnes un peu curieuses, je connaissais sa défaite bien avant l’annonce officielle). J’ai eu beau déboucher une bouteille de champagne, j’ai quand même du mal à me réjouir de l’élection de François Hollande, qui met toujours la croissance au coeur de son programme… Et puis cette campagne m’a définitivement fait perdre toute innocence, voire inconscience, sur l’état réel de notre “démocratie” et sur la possibilité de se sortir de la crise en passant par les élections.
Mais je respire enfin. C’est la fin de 5 ans d’un tunnel interminable, où les prédictions les plus sombres concernant le quinquennat Sarkozy se sont malheureusement réalisées, au delà de toutes nos craintes.
Je ne vais pas vous infliger la liste de tout ce qui m’a choqué dans ce quinquennat qui devait consacrer la “République Irréprochable” et dont on sait bien qu’il n’en fut absolument rien, ne serait-ce que par le nombre record de Ministres ayant dû démissionner à cause de scandales, conflits d’intérêt, mises en examen et j’en passe. Pour se rafraichir, la mémoire, le générique de fin de ce très très long et mauvais film est situé en bas de ce billet… Pour ma part, je préfère tourner la page, et laisser la Justice faire son travail, dès l’immunité de notre ex-roitelet levée.
Au delà de ces ennuis judiciaires probables, la gestion du pays a été calamiteuse. Cet homme est personnellement responsable (en charge du Budget, puis des Finances, puis de la Présidence) de plus de 500 000 000 000 € de dette, soit au moins un tiers de notre endettement national. Il est quand même très fort de café qu’il ait insisté autant sur ses talents de gestionnaire… Ses nombreuses volte-faces, en particulier sur le Grenelle de l’Environnement (magnifique occasion ratée), n’ont pas contribué à lui forger une image de visionnaire, car “gouverner c’est prévoir” et non passer son temps à sur-réagir à des épiphénomènes.
Il a par ailleurs complètement fait tomber de son piédestal le statut de Président de la République, en personnalisant à l’extrême cette fonction alors qu’il aurait dû agir en gardien des institutions et en garant de l’unité nationale. Sa célèbre tirade “Casse-toi pov’ con” est vraiment symptomatique du peu d’estime en lequel il tenait sa fonction, il en paye légitimement aujourd’hui les conséquences… Dans un pays structurellement tourné à droite, avoir réussi à échouer de la sorte (à toutes les élections depuis 2007) est quand même la preuve qu’il a braqué une large partie de la population contre sa personne.
Mais surtout, l’impardonnable à mes yeux est d’avoir légitimé le discours haineux, raciste et xénophobe, ouvrant une large porte au Front National pour s’ancrer durablement et profondément dans le paysage politique du pays. Finalement, j’en suis au point où je me dis que le pays a été “géré” depuis 5 ans quasiment comme l’aurait fait le FN. Je cherche vraiment la différence dans les discours et les actes, mais j’ai peine à la trouver.
J’ose espérer que beaucoup d’électeurs de Sarkozy en 2007 ont souffert de cela et ont voté à reculons pour lui cette année, voire se sont abstenus, ont voté blanc ou même Hollande… On a très peu entendu la droite humaniste, comme volatilisée dans cette fuite en avant extrémiste, poussée à son paroxysme lors de cet entre-deux-tours très nauséabond. Chantal Jouanno, bien trop seule, a courageusement surnagé au dessus de cette fange immonde.
Gageons que désormais, la défaite consommée, la parole va se libérer et que tous ceux qui hier encensaient Nicolas Sarkozy vont se déchaîner contre lui avec d’autant de violence que leur réélection ou leur poste sont désormais fort compromis “par sa faute”… Laissons, cela ne fera que me conforter dans mon opinion que les deux mots “carrière” et “politique” sont décidément incompatibles.
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Nous avons dû lutter contre les vieux ennemis de la paix – le monopole industriel et financier, la spéculation, la banque véreuse, l’antagonisme de classe, l’esprit de clan, le profiteur de guerre.
Ils avaient commencé à considérer le gouvernement des États-Unis comme un simple appendice à leurs affaires privées. Nous savons maintenant qu’il est tout aussi dangereux d’être gouverné par l’argent organisé que par le crime organisé.
Jamais dans toute notre histoire ces forces n’ont été aussi unies contre un candidat qu’elles ne le sont aujourd’hui. Elles sont unanimes dans leur haine pour moi – et leur haine me fait plaisir.
(Source : les-crises.fr)
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Pourtant, à l’heure où j’écrit ce billet les bureaux de vote ne sont pas encore ouverts. Mais j’ai voté et mieux, j’ai donné mon avis sur l’ensemble des candidats en présence.
Il s’agit bien sur de l’expérience du Vote de Valeur dont j’ai parlé dans mon billet intitulé “Sommes-nous en démocratie ?”. Et bien, cette expérience est vraiment intéressante à faire, car elle m’a permis de m’interroger vraiment sur les raisons de mes choix et de m’exprimer avec beaucoup plus de nuances que le classique scrutin uninominal.
Avec le Vote de Valeur, la question posée à l’électeur n’est plus “quel est votre candidat préféré ?”, mais “quelle est votre opinion sur chacun des candidats ?”.
Pour répondre, l’électeur donne une valeur à chaque candidat, de -2 (très hostile), à +2 (très favorable).
Au dépouillement, le candidat qui obtient le plus de points est élu en un seul tour.
Voilà à quoi pourrait ressembler un bulletin de vote :
Donc, alors que le scrutin habituel nous force à la caricature, en ne choisissant qu’une personne parmi un large éventail, avec le Vote de Valeur on peut noter les candidats comme on le veut. Et sortira du chapeau le/la candidat(e) qui aura su obtenir la plus grande cohésion de la société, en particulier autour de son projet et de ses idées.
Un effet secondaire de ce style de vote, c’est que comme on peut noter tous les candidats (même si on peut voter blanc pour l’un, plusieurs ou tous) je me suis mis à me renseigner sur les programmes de candidats pour lesquels je n’avais jamais envisagé de voter ne serait-ce qu’une seule seconde, comme Jacques Cheminade, histoire d’avoir un avis sur la question qui m’était posée. Ce système a donc l’intérêt supplémentaire de pousser à la curiosité et d’aller voir dans le détail les propositions des candidats peu médiatiques.
Voilà ci-dessous les avantages supposés du Vote de Valeur, que le site nous demande de noter une fois notre bulletin de vote rempli.

Je les trouve pour la plupart très pertinents et je ne peux que vous encourager à l’expérimenter par vous-même pour vous faire votre propre opinion.
J’attends avec impatience les résultats, d’autant qu’avec certainement plus de 10 000 inscrits d’ici dimanche, ils auront une bonne chance d’être significatifs. On pourra faire plein de comparaisons avec le vote réel de cet échantillon et voir ce que ça aurait donné avec le Vote de Valeur.
Et au cas où vous vous poseriez la question de mon vote réel dimanche, ce ne sera clairement pas une surprise pour les lecteurs habitués à ce blog de savoir que ma voix ira à Eva Joly. Bien évidemment, même si j’ai regretté qu’elle ait été préférée à Nicolas Hulot pour mener cette campagne, le constat que je faisais dans ma lettre ouverte de juillet dernier est toujours d’actualité… C’est de loin le meilleur choix qui nous est proposé pour cette présidentielle.
Je ne tiens bien évidemment absolument aucun compte des sondages dans mon choix, je reste fidèle à mes opinions (en particulier sur la véritable nature de la crise systémique) et je bannis tout “vote utile”.
Dans mon bulletin de Vote de Valeur, j’ai aussi mis “Très favorable” à Jean-Luc Mélenchon et j’avoue m’être posé la question ces dernières semaines de voter pour lui (en particulier proposition d’Assemblée Constituante pour créer la VIème République). Mais si je l’avais fait, c’aurait été uniquement à cause des sondages, or j’ai vraiment horreur de me faire manipuler… Je n’ai pas eu ce problème en remplissant mon bulletin de Vote de Valeur, puisque j’ai pu mettre “Très favorable” aux deux…
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En résumé, une société hiérarchisée n’était possible que sur la base de la pauvreté et de l’ignorance.
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En dépit des sondages qui nous disent pour qui voter ou ne pas voter, je m’obstine à vouloir exercer le peu d’illusion de pouvoir qui m’a été concédé, en choisissant de voter pour un programme plutôt que pour une personne.
Je sais, c’est ringard, on s’attache plutôt à l’apparence ou aux petites phrases, mais j’ai la faiblesse de penser que le seul intérêt de la politique, c’est la bataille d’idées et non de personnes.
Si j’avais soutenu si activement Nicolas Hulot lors de la Primaire de l’Ecologie, c’était pour ses qualités de pédagogue et sa capacité à faire passer les idées du programme d’Europe Ecologie - Les Verts auprès de “l’opinion publique”, à ancrer dans les têtes les nécessaires transformations de notre modèle de société, devenu obsolète sous les effets de la crise systémique qu’il a activement créée…
Or donc, si l’on considère comme angle d’attaque la problématique énergie-climat qui pour moi est LE déterminant majeur de l’avenir de nos modestes existences, il s’agit de comparer les différents programmes et les déclarations des candidat(e)s sur ce sujet majeur.
Ca tombe bien, Greenpeace a fait le boulot, en lisant les programmes et en demandant des explications ou clarifications complémentaires lorsque nécessaire.
C’est le résultat de ce “stress-test des candidats” qui est présenté sur le site greenpeace.fr/2012, et ne peut que contribuer à vous aider à vous forger une opinion éclairée sur les positions des un(e)s et des autres…
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Chacun de nous peut changer le monde. Même s’il n’a aucun pouvoir, même s’il n’a pas la moindre importance, chacun de nous peut changer le monde.
(Source : roosevelt2012.fr)
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J’avais à peine publié mon billet d’hier “Sommes-nous en démocratie ?…” que je tombe sur sur une photo qui m’interpelle. Il s’agit de toute une galerie de “portraits” qui montrent des anonymes nous tournant le dos, affichés sur les fameux panneaux électoraux…
Difficile de rester indifférent devant un symbole et une mise en scène pareille, j’en ai su rapidement plus, grâce au site internet référencé sur chacune des affiches.
Le procédé m’a d’ailleurs fait penser aux “TwIRLs”, les tweets “In Real Life”, petits bouts de papier permettant une passerelle entre les gens de la vie réelle (informés par le bon vieux JT de 20h) et le monde des hyper-connectés comme vous & moi (eh oui, si vous êtes tombés sur ce blog, c’est certainement pas en voyant une pub à la télé…).
Bref, l’initiative en question, diffusée sur le site www.22avril-2012.net m’a tout de suite plu et résonne de façon singulière avec mon état d’esprit du moment, tel qu’exposé dans mon billet d’hier.
L’explication apparaît dans le communiqué de presse de cette action à la fois artistique et politique :
www.22avril-2012.net est une action artistique et politique. Elle se présente sous la forme d’une exposition urbaine, publique, anonyme et gratuite. Elle est une forme d’art contextuel.
L’action ne représente pas un ou des intérêts particuliers. Elle se présente comme un rejet du fonctionnement de notre système politique actuel. Le citoyen en tournant le dos aux candidats indique que ces derniers ne le représentent pas. Par cette action, il signifie que le système politique dans lequel il vit est loin d’être réellement démocratique.
Le symbole choisi pour notre action est la Marianne de notre site internet : une Marianne fatiguée par la situation démocratique de son pays.

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Aucun honnête homme ne peut éprouver du plaisir à exercer un pouvoir sur ses concitoyens.
(Source : twitter.com)
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… il est permis d’en douter. Pour prendre un seul exemple, le truc qui nous occupe depuis quelques temps (près d’un an pour ceux qui comme moi se sont un peu intéressés à la Primaire de l’Ecologie) j’ai nommé la sacro-sainte Election Présidentielle, avec les belles majuscules comme il faut.
Cette élection est sensée être le temps fort de notre démocratie, LE scrutin qui nous permet de nous exprimer, de voter pour nos convictions, de choisir LA personne qui va enfin sortir le pays du marasme dans lequel il s’enfonce depuis la fin des Trente Glorieuses…
Concrètement, connaissez-vous beaucoup de personnes qui vont voter dimanche prochain pour LA personne de leur choix ? La plupart d’entre nous vont voter par défaut, pour le moins pire des candidat(e)s en présence, quand seulement ils se déplaceront pour aller voter… Certains vont voter “utile”, pour le candidat qui n’a pas leur préférence, mais a le plus de chances de l’emporter. D’autres vont voter “contre” tel candidat, par exemple pour éviter que le Président actuel soit réélu… Mais l’antisarkozysme n’est pas un programme…
Sans compter que le niveau de cette campagne électorale est clairement le plus au ras des pâquerettes (ou du caniveau) de toutes les campagnes qu’il m’ait été donné de vivre, dépassant de très loin celle de 2007 pourtant un record en la matière.
L’heureu(se)x élu(e) se verra donner carte blanche pour les 5 ans qui viennent, avec comme d’habitude les promesses de campagne qui n’engagent que ceux qui y auront naïvement cru. Un exemple parmi d’autres, sur la réintégration de la France dans le commandement intégré de l’OTAN, le sujet n’avait pas été abordé dans la campagne de 2007 et Nicolas Sarkozy a pris seul cette décision, sans demander son avis au Peuple… et aussi en n’obtenant aucune contrepartie à ce ralliement inutile…
Autre exemple, quelques dizaines à peine de parlementaires ont voté dans une absence totale de couverture médiatique la création du “fichier des gens honnêtes”, énorme fichier de plus de 45 millions de personnes créé pour la nouvelle carte d’identité biométrique. Qui en a entendu parler ?
Nouvel exemple, le Mécanisme Européen de Stabilité. Ce fameux traité qui engage les finances de la France irrémédiablement et va nous lier les mains pour les décennies à venir, a été ratifié par la France dans des conditions qui feraient rire si ce sujet n’était si sérieux… Les députés PS se sont ABSTENUS sur ce texte, consigne de vote particulièrement lâche, comment peut-on ne pas avoir d’avis sur un sujet pareil ?
Il se trouve que ce matin, la députée de ma circonscription, Michelle Delaunay, a frappé à ma porte pour faire campagne pour François Hollande et aussi pour les législatives de juin. Nous avons discuté quelques minutes et parmi les sujets abordés, figurait ce fameux MES et l’abstention du PS. Elle a convenu avec moi que s’abstenir n’était pas une position courageuse, mais c’était la consigne de vote qui a été donnée, avec espoir de renégocier ce traité une fois François Hollande élu. Seuls quelques député socialistes ont voté contre.
Les vrais enjeux de société ne sont pas abordés dans cette campagne, si ce n’est d’un point de vue anecdotique, lorsqu’on annonce toutes les semaines une augmentation du prix de l’essence, sans voir plus loin que le bout de son nez et les bouleversements immenses que la raréfaction de l’énergie va entrainer dans notre quotidien.
Notre démocratie ne fonctionne plus, la majorité des Français en est désormais persuadée. Mais est-ce vraiment une démocratie ? Etymologiquement, le beau mot de démocratie légué par les Grecs signifie “Pouvoir du Peuple”. Selon Abraham Lincoln, ce serait même “Le gouvernement du Peuple, par le Peuple, pour le Peuple”. Il suffit de lire cette formule pour bien se rendre compte du décalage avec la réalité…
Que faire donc ?
S’abstenir ? Pourquoi pas effectivement. Et qu’on ne vienne pas culpabiliser ceux qui seront allés “à la pêche” un jour d’élection, quand on voit l’absentéisme au Parlement, ces gens là n’ont aucune leçon de morale à nous donner. En plus eux sont payés pour voter et ils ne le font même pas…
Voter blanc ? Quel intérêt lorsque cette expression n’est pas comptabilisée, mais rangée dans la même case que les bulletins nuls ?
Voter utile ? Utile en quoi ? J’ai longtemps culpabilisé d’avoir donné ma voix en 2002 à Noël Mamère au lieu de Lionel Jospin et d’avoir ensuite dû voter pour Jacques Chirac… J’ai aussi culpabilisé d’avoir voté Ségolène Royal au lieu de Dominique Voynet en 2007, à cause de ce fameux vote utile… Désormais je vote selon ma conscience, en fonction du programme qui me paraît le plus proche de mes idées. Et sans me faire laver le cerveau par les sondages. Enfin j’essaie… mais difficile de ne pas sentir cette influence insidieuse…
Donc, on peut déjà prendre conscience de cet état de fait. Notre “démocratie” est malade. Les poussées d’extrémisme qui entachent régulièrement les scrutins ne sont pas anecdotiques. Elles sont même dangereuses, car pour ceux qui n’ont pas la mémoire courte et s’intéressent à l’Histoire, c’est par les élections que le parti Nazi est arrivé au pouvoir. Et la période que nous vivons, avec une crise économique sans précédent depuis justement celle de 1929, n’est pas sans rappeler cette période sombre.
On peut lire des bon livres comme “L’oligarchie ça suffit, vive la démocratie” d’Hervé Kempf ou “Après la démocratie” d’Emmanuel Todd. On peut s’intéresser aux idées iconoclastes d’Etienne Chouard, comme le tirage au sort pour désigner nos représentants, afin qu’ils restent nos serviteurs et ne deviennent plus nos maitres.
Puisque les candidats ne nous ressemblent guère et que les sujets abordés dans la campagne ne reflètent pas vraiment nos préoccupations, pourquoi ne pas être soi-même candidat ? Je ne parle pas de nous présenter aux élections (quoique, pourquoi pas ?), mais déjà être candidat au changement, dans sa vie de tous les jours, dans le cadre de la belle campagne “Tous Candidats 2012”, et par exemple participer à un forum ouvert pour définir ensemble un programme citoyen qui prenne vraiment en compte les aspirations du Peuple et agisse concrètement et localement.
Et puis, dans les jours qui viennent, on peut participer à l’expérience du vote de valeur, qui va consister à permettre d’exprimer un vote beaucoup moins binaire que notre système uninominal majoritaire à deux tours (“à défaut d’avoir le système idéal nous avons probablement choisi le pire…”). Cette expérience va comparer le résultat du vote réel des quelques milliers de personnes qui se sont inscrits sur le site, avec l’opinion beaucoup plus nuancée qu’ils auraient exprimé s’ils avaient pu noter les candidats plutôt que procéder par élimination.
Avec le Vote de Valeur, la question posée à l’électeur n’est plus “quel est votre candidat préféré ?”, mais “quelle est votre opinion sur chacun des candidats ?”.
Pour répondre, l’électeur donne une valeur à chaque candidat, de -2 (très hostile), à +2 (très favorable).
Au dépouillement, le candidat qui obtient le plus de points est élu en un seul tour.
Voilà à quoi pourrait ressembler un bulletin de vote :
Ce type de scrutin permettrait d’avoir une campagne plus intéressante, de mettre en défaut les instituts de sondage et d’arriver à un choix qui aille dans le sens de l’intérêt commun, avec le/la candidat(e) qui aura su rassembler par son projet, au lieu de diviser ou de bénéficier d’un vote de rejet…
Toutes les explications sont sur le site du vote de valeur, je vous encourage vivement à vous y inscrire, afin que cette expérience soit un succès et permette d’avoir une base qualitative pour réfléchir à nos modes de scrutin particulièrement obsolètes il me semble.